hôtel de ville

Date construction : 

1876 / 1880 / Période de construction : XIXe siècle (4e quart)

Descriptif :

Corps de bâtiment mitoyen des deux côtés, de plan rectangulaire. Maçonnerie essentiellement en pierre de tuf et moellons bruts en mur-pignon. Assises régulières en moyen appareil essentiellement en tuf pour la façade sur rue. Façade à ordonnancement classique avec cinq travées rythmées par de grandes baies de part et d’autre d’une travée centrale légèrement saillante et de contreforts. Soubassement légèrement saillant en pierres de taille de Crussol bouchardées finement.

tl_files/images/monuments/hotel-de-ville01.jpgDans la travée centrale au rez-de-chaussée, encadrement de porte en pierres de taille à arc segment mouluré et richement décoré. Présence de colonnettes monolithes en calcaire blanc surmontées de chapiteaux à têtes humaines et aux décors floraux.

Sur la clé passante et tombante, présence du blason de la ville sculpté avec la représentation d’un château crénelé couronnant un dauphin placé dans l’écu. Branchages (vigne) de part et d’autre avec un ruban gravé du nom ancien de la ville. Grandes baies en arc segment identiques au rez-de-chaussée et à l’étage. Présence d’une croisée en pierre de taille. Meneau et croisillons délardés au niveau de l’arête de la pierre taillée. Entre les deux niveaux d’élévation, présence d’un bandeau mouluré.

A l’étage noble (1er étage) présence d’un balcon soutenu par quatre consoles. Présence d’une balustrade de pierre de type gothique flamboyant avec des formes et des motifs polylobés. Motifs identiques pour les garde-corps pleins au niveau du soubassement au rez-de-chaussée et des baies à l’étage. Fenêtre sans croisée en pierre.

Encadrement mouluré de même facture que les piédroits de la porte d’entrée avec colonnettes et chapiteaux décorés de motifs floraux. Impostes sculptées de feuilles entremêlées. Pierre de Chamaret utilisée pour les appuis de fenêtres, le cordon du 1er étage, les balcons et les croisées des baies.

A l’étage des combles à surcroit, présence de lucarnes à fronton-pignon richement décorées de colonnettes en tuf, de chapiteaux composites et d’ouvertures polylobes. Présence d’une corniche moulurée et décorée de modillons. Tour en travée centrale en pierres de tuf avec au centre de la façade le cadran de l’horloge publique placé sous un arc en plein cintre soutenu par des colonnettes à tambour (tuf). Présence de créneaux et d’un campanile en partie sommitale. A l’arrière du bâtiment, local annexe plaqué contre le bâtiment de la mairie avec une entrée indépendante surmontée d’une grande baie vitrée. Façade totalement enduite avec une inscription en relief incisée dans le mur.

Historique édifice :

Le premier projet de restauration de l’hôtel de ville a été dressé en 1875 par M. Clément (plan conservé aux archives communales). Ce plan a été modifié par E. Tracol en 1876, dont l’agencement de la façade et la disposition des espaces intérieurs.

Lors d’une adjudication publique, la municipalité de Chabeuil entreprend la restauration intérieure de l’hôtel de ville ainsi que la reconstruction de sa façade, l’architecte Tracol est choisi accompagné de l’entrepreneur Gustave Gagnac pour les travaux de maçonnerie. La façade principale donnant sur la promenade du quai et comprise dans le rempart de la cité est conservée mais plus élevée et plus harmonieuse avec une porte d’accès dans la travée centrale du bâtiment.

Plus tard, la commune fait construire une digue sur la rivière de la Véore ce qui lui donne cet aspect plus élevé au niveau du rez-de-chaussée par rapport à la rue du Vingtain. Cet hôtel de ville, inauguré le 14 juillet 1880, est un bel exemple de construction néo-gothique, visant à faire revivre des formes médiévales du passé.

E. Tracol interviendra également dans la restauration de la porte monumentale. Inspiré du palazzo Vecchio de Florence, le campanile est ajouté en1896 /1897 sous l’impulsion de Victor Roux, maire de Chabeuil. Composée de quatre cloches, une horloge achetée en 1895 fut installée en 1897 sur le campanile.

En 1933-1935 des travaux sont entrepris dans la partie la plus ancienne de l’édifice (annexe). Les plans dressés par l’architecte André Chauveinc à Valence montrent la façade de la mairie rue Vingtain. Bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, la salle des délibérations est à son tour réparée.